La langue et son influence psychologique

Des études menées par Keith Chen et Lera Boroditsky mettent l’accent sur l’influence de la langue sur la manière de pensée.
Chen défend sa théorie avec la langue chinoise, qui utilise…

Des études menées par Keith Chen et Lera Boroditsky mettent l’accent sur l’influence de la langue sur la manière de pensée.

Chen défend sa théorie avec la langue chinoise, qui utilise la même syntaxe pour parler d’un événement passé, présent et futur. Dans les langues dites du futur comme l’anglais ou le français, ces temps sont marqués et le futur est parfois perçu comme assez lointain. À cause de cette perception, les anglophones sont moins motivés pour réaliser des économies, à la différence des Chinois.

Lera Boroditsky, une experte en connexions linguistico-culturelles, a réalisé une étude auprès de la communauté aborigène australienne, à Pormpuraaw. Elle a noté que ces individus ne disent pas droite ou gauche pour signifier un emplacement, mais « le plus au nord » ou « le plus au sud ». Elle conclut que ces expressions expliquent que ces aborigènes ont une excellente capacité d’orientation et sont capables de se situer même dans un paysage qui leur est inconnu.

Boroditsky fait également une corrélation entre la syntaxe et le système judiciaire. Elle cite le cas de la grammaire anglophone qui dira par exemple que « quelqu’un a cassé le vase », même si le vase s’est cassé accidentellement. Ceci explique que la justice anglo-saxone donne la priorité à la recherche et à la punition du coupable plutôt qu’au dédommagement des victimes.

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