La traduction, un des talents multiples d’Yves Bonnefoy

Yves Bonnefoy

Yves Bonnefoy, ce grand homme de la littérature, s’est éteint le 1er juillet dernier. Ce personnage qui a frôlé le Prix Nobel à plusieurs reprises, possède de multiples flèches à son arc, et parmi elles, la traduction. Retour sur cet aspect de la vie d’Yves Bonnefoy pour qui, un traducteur doit aussi être un poète dans l’âme.

Traduire, c’est comme transformer le langage

C’est ainsi que Bonnefoy considère cet acte sacré de permettre une rencontre vers ce qui est étranger, selon sa propre manière d’aborder cet art. La traduction est pour lui une œuvre poétique, et l’une de ces premières réalisations dans ce cadre, « Jules César » de Shakespeare, en témoigne. Le succès que la pièce rencontre ainsi que la passion de ce poète pour l’art de traduire, le poussent à traduire d’autres œuvres shakespeariennes, des grands classiques comme « Roméo et Juliette » ou encore « MacBeth ». Les écrits de Yeats, de Keats ou encore de John Donne passent également sous son coup de plumes.

Les œuvres de Bonnefoy deviennent matière à traduction

Yves Bonnefoy a aussi inspiré des traducteurs. C’est ainsi que l’intégralité de son œuvre poétique est réunie dans un des volumes de la collection « I Meridiani ». Parmi les trente-deux langues d’arrivée dont ses écrits font l’objet, il y a l’allemand et l’anglais. Les titres « La pluie d’été » ou encore « Commencement et fin de la neige » sont traduits en castillan.

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