Réforme de l’orthographe : qu’est-ce qui a changé ?

Objet de différents débats depuis plusieurs mois, la réforme de l’orthographe de 2016 décidée en 1990 n’est pas passée inaperçue. Elle est entrée en vigueur le 1er septembre et cible…

Objet de différents débats depuis plusieurs mois, la réforme de l’orthographe de 2016 décidée en 1990 n’est pas passée inaperçue. Elle est entrée en vigueur le 1er septembre et cible tous les manuels scolaires. Petit récapitulatif des principaux changements qui touchent plus de 2 000 mots.

L’accent circonflexe est le premier élément concerné par cette réforme. Il libèrera ainsi les « i » et les « u », sauf si ces derniers marquent une terminaison verbale, s’intègrent dans un nom propre, ou lorsque le mot apporte une distinction de sens entre homonymes. Par contre, l’accent sur le « e » se conformera tout simplement à sa prononciation.

Un sérieux lifting a également été appliqué au niveau du pluriel des mots. Dans un premier temps, les mots composés suivront désormais la règle utilisée sur les mots simples. Ce principe reste également valable pour les mots empruntés.

En ce qui concerne le trait d’union, plusieurs mots viennent le remplacer dans le système de soudure. Au niveau de la conjugaison, le participe passé des verbes pronominaux restera désormais invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif.

La réforme de l’orthographe vise à corriger certaines anomalies, comme les noms de métier ou d’outils en « -ier » qui adoptent la règle en « -er », et les graphies qui se soumettent aux règles de l’écriture du français et à la cohérence d’une série bien précise. À ceux-là s’ajoute le non-redoublement du « l » et du « t » après le son /ə/ et dans les conjugaisons ou les dérivés des verbes en « -eler » ou « -eter ».

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